Bienvenue

Madame, Monsieur,

Welcome, Bienvenue, Welkom, Wilkömmen, Benvenuto,   sur le site internet du nouveau tribunal du travail de Liège, dont le siège central est situé dans l'Annexe Sud du Palais de Justice,  place Saint-Lambert, 30/0004 à 4000 Liège, soit au 3e étage de ce bâtiment.

Ce grand tribunal exerce sa juridiction dans les nouveaux arrondissements judiciaires de Liège, de Luxembourg et de Namur.

Le nouveau tribunal du travail de Liège est réparti en huit divisions, qui exercent leur juridiction sur le territoire des anciens arrondissements judiciaires correspondant, à savoir LIEGE, VERVIERS,  HUY, NAMUR, DINANT, ARLON, MARCHE-en-FAMENNE et NEUFCHATEAU.

L'identité du nouveau tribunal est donc plurielle, ce qui fait sa richesse. 

La chanson "Des Hommes Pareils" de Francis Cabrel colle assez bien à la vision du tribunal.

Notre valeur basique, c'est le respect de la dignité humaine, en particulier dans le contentieux de l'aide sociale et du règlement collectif de dettes.

Le peu de moyens humains dont nous disposons (seulement 22,5 juges actuellement) nous oblige à  travailler  under pressure, mais notre motivation reste intacte et le maintien d'une justice sociale effective et de haute qualité est plus que jamais fondamental.

Objectif prioritaire du présent site internet :

L’ambition principale de ce site est de rendre accessible au citoyen et au justiciable certaines informations utiles relativement au fonctionnement du nouveau tribunal du travail de Liège, et de chacune de ses huit divisions, et de donner quelques informations générales relatives aux contentieux traités par ce tribunal, et à l'organisation , à la gestion et aux réalités de celui-ci.

Le public cible est donc le citoyen ou le justiciable.  

Notre site web, encore peu connu, est consulté +- 500 fois par mois depuis son lancement (mi 2016).  Nous tenterons de le développer encore dans le futur, afin qu'il réponde encore davantage aux attentes du justiciable et des professionnels de la justice.

En effet, ce site est et sera aussi très utile aux acteurs professionnels, qui fréquentent souvent ou parfois notre juridiction.

Il s'agit des avocats des 6 Barreaux du ressort (Liège, Huy, Verviers, Namur, Dinant et Luxembourg), ainsi que des délégués des organisations représentatives d'ouvriers ou d'employés, ou d'indépendants (confer article 728 §3 du Code judiciaire).

Rappelons néanmoins que les membres des tribunaux et greffes ne peuvent jamais, soit verbalement, soit par écrit, donner aux parties des consultations, et encore moins assumer leur défense (article 297 du Code judiciaire).

Dans ce cas, le justiciable sera orienté vers les professionnels de la défense en justice, principalement le Barreau et  ses permanences d'aide juridique.

Le ministère public près le tribunal du travail de Liège s'appelle l'auditorat du travail de Liège, qui dispose d'un site internet, contenant des informations sur son organisation et ses missions.

Enfin, signalons que le site web du Collège des Cours et Tribunaux, dont le présent site est une composante, contient de nombreuses informations générales très utiles pour le justiciable.

Il existe aussi un site web Questions-Justice, très pédagogique. 

Et depuis 2016, les autorités publiques développent clairement une politique Open Data (plus de transparence, dans le respect de la sécurité et dans le respect de la vie privée).

Un peu d’histoire et de géographie judiciaire…

En 1970, les juridictions du travail ont succédé aux Conseils de Prud'hommes. Leur cœur de métier (core business)  est de trancher les contestations dans les matières sociales (droit du travail et droit de la sécurité sociale).

Depuis lors, de nouveaux contentieux ont progressivement été confiés aux juridictions du travail (RIS et aide sociale, avantages sociaux aux personnes handicapées, règlement collectif de dettes,…).

Ces nouveaux contentieux, de plus en plus éloignés du droit social, représentent actuellement plus de la moitié de la charge de travail des tribunaux du travail.

Le pouvoir de juger d'un tribunal du travail était limité à une zone géographique définie appelée arrondissement judiciaire.

Depuis le 2 avril 2014, une réforme fondamentale du paysage judiciaire a abouti à la naissance du nouveau tribunal du travail de Liège, ce qui signifie concrètement la disparition des 8 anciens tribunaux du travail des provinces de Liège (hormis Eupen), de Namur et du Luxembourg en tant qu’entités spécifiques, et leur fusion-absorption dans un grand tribunal du travail organisé au niveau du ressort de la Cour du travail de Liège (à savoir un seul tribunal du travail réunissant les tribunaux du travail anciens : Liège, Verviers, Namur, Dinant, Marche-en-Famenne, Arlon, Neufchâteau et Huy).

Bref, le ressort du nouveau tribunal du travail de Liège comptait 1.749.674 habitants au 1er  janvier 2011, et s’étend sur un territoire de 11.114 km².

C’est plus d’un tiers de la surface de la Belgique (qui compte 30.528 km²) ! Ce territoire correspond +- à la Haute Belgique, région géographique couvrant globalement les territoires situés au sud du sillon Sambre et Meuse, dont l'altitude est généralement supérieure à 200 mètres.

La densité de population est donc de 157 habitants par km 2, avec des divergences considérables suivant les anciens arrondissements.

Au niveau du ressort, la densité des juges du tribunal du travail est de 1 juge pour 72.903 habitants, ou de 1 juge pour 463 km².

Etat des lieux du tribunal du travail de Liège le 12 septembre 2022:

Pour l'année 2021, 9.976 nouvelles affaires ont été introduites devant le tribunal du travail de Liège.

Digitalisation: une plate-forme digitale relative au règlement collectif de dettes , qui s'appellera RegCol, est annoncée pour le 1er janvier 2023.  

Et le système e-deposit qui a été installé dès 2018, et a connu un coup d'accélérateur en 2020-2021 (à cause ou grâce au Covid), fonctionne à la satisfaction générale, et a atteint son rythme de croisière.

Bonne visite sur notre site web !

Denis Maréchal, Président  du tribunal du travail de Liège

Liège, le 12 septembre 2022 (dernière actualisation)

Gestion

Management

Le tribunal est dirigé par un président, D. MARECHAL, assisté de 3 présidents de division (M. CAPRASSE, F. LEFEBVRE et R. GASON) et d'un greffier en chef (M. SCHENKELAARS).

Ensemble, ils composent le Comité de Direction du tribunal du travail de Liège.

Notre nouvelle greffière en chef, M. SCHENKELAARS, est arrivée fin décembre 2018, et ses adjoints dans la direction du greffe (J. RENSON,  Ph. FRANCK et A. GILLES) sont également renouvelés: grand rajeunissement de l'encadrement, parallèlement à la digitalisation qui progresse dans notre juridiction !

Ce MIX générationnel est de bon augure pour le présent et le futur (baby boomers, générations X et Y , aux commandes de la juridiction) !

La grande réforme de la justice impliquera dans le futur une autonomie de gestion toujours plus importante.

Ressources humaines (au 1er septembre 2022):

Le cadre légal du tribunal est de 27 juges professionnels: actuellement, le cadre effectif est de 26 magistrats , soit seulement 96% du cadre légal.

Le cadre légal du tribunal est de 34 greffiers: actuellement, le cadre effectif avoisine les 95 % du cadre légal.

Le cadre légal du tribunal est de 50 assistants et collaborateurs administratifs: actuellement, le cadre effectif est de 46,8 ETP, soit presque 93% du cadre légal.

Globalement, le greffe dispose de  +-71,60 ETP, soit +-85,21 % du cadre légal.

Depuis peu, le tribunal dispose de quatre référendaires et d'un attaché soutien à la gestion.

Enfin , le cadre légal du tribunal est de 21 juges suppléants: actuellement, le cadre effectif est de seulement 16 juges suppléants.

Et n'oublions pas bien entendu les juges sociaux, qui nous permettent de rester constamment en contact avec la réalité sociale et économique des entreprises de nos régions. C'est un surcroît de légitimité pour notre juridiction.

Ces juges sociaux se répartissent en 4 catégories: "employeurs", "employés", "ouvriers" et "indépendants".

Le cadre légal du tribunal est de 265 juges sociaux: actuellement, la cadre effectif est de +- 192 (115 dans la province de Liège; 40 dans la province de Namur et 37 dans la province du Luxembourg).

Ces juges sociaux siègent dans toutes les audiences de droit social classique, aux côtés du juge professionnel, mais jamais dans le contentieux du règlement collectif de dettes (= juge professionnel unique).

Limites territoriales

En tant que justiciable "assuré social" en conflit avec une institution de sécurité sociale, ou en tant que requérant en RCD,  indiquez le Code postal de votre commune et vous trouverez le tribunal du travail compétent, ainsi que sa division territoriale compétente. 

Le siège du nouveau tribunal du travail de Liège est situé au Palais de Justice, Annexe Sud, place Saint-Lambert, 30/0004 à 4000 Liège, et ce tribunal exerce sa juridiction dans les nouveaux arrondissements judiciaires de Liège, de Luxembourg et de Namur.

Le tribunal du travail de Liège est réparti en huit divisions, qui exercent leur juridiction sur le territoire des anciens arrondissements judiciaires correspondant.

La division de Liège;
La division de Verviers;
La division de Huy;
La division de Namur;
La division de Marche ;
La division d’Arlon ;
La division de Neufchâteau ;
La division de Dinant .

Règlements

Nouveauté "médiation" dans le code judiciaire :

- loi du 18 JUIN 2018 portant dispositions diverses en matière de droit civil et des dispositions en vue de promouvoir des formes alternatives de résolution des litiges (MB du 2/7/2018)

- info radio  sur ces nouveautés.

News: depuis septembre 2018, le tribunal du travail de Liège a lancé un grand projet "conciliation-médiation" dans le contentieux du contrat de travail, au niveau de la division de Liège.

Cette nouveauté  a été exposée lors d'une Conférence de Midi organisée le 14 juin 2018 , en collaboration avec le barreau de Liège. Cette conférence est destinée aux avocats spécialisés, ou pas; en droit du travail, et ouvert aux organisations représentatives de travailleurs et d'employeurs.

Les dossiers pour lesquels le président ou la présidente de division estiment de prime abord ( à la lectrure de la requête introductive d'instance) qu'un rapprochement des parties serait possible, sont sélectionnés afin que ces parties reçoivent au moins une information adéquate quant aux modes alternatifs de résolution des conflits : à chaque convocation pour l'audience d'introduction est jointe une information spécifique (voir ci-dessous), dans ce but.

Depuis septembre 2018, de nombreuses informations ont été données aux parties lors d'une dizaine d'audiences spécifiques organisées, et une dizaine de jugements ont désigné un médiateur: ces premiers pas sont encourageants.  

LA CONCILIATION  ?    

Une tentative de conciliation encadrée par le juge est un préalable obligé dans le contentieux du contrat de travail , en application de l’article 734 du Code judiciaire. Aucun coût, et hyper rapide.

LA MEDIATION  SOCIALE ? - EN 8 POINTS    

1. Processus volontaire et totalement confidentiel.

2. Solution construite par les parties : pas de frustration, exécution volontaire.

3. Permet de renouer le dialogue et les liens entre les parties.

4. Recherche des intérêts réels des parties, leurs besoins spécifiques et d’une solution équilibrée.

5. Coût quantifiable, raisonnable et maîtrisable et/ou parfois pris en charge par les compagnies d’assurance protection juridique des parties... et coût qui est en général réparti en 2 (ou 1/3 et  2/3; ou 1/4 et 3/4)....

6. Formule idéale quand le travailleur et l'employeur doivent continuer à « vivre ensemble » : harcèlement moral au travail, discrimination au travail, heures supplémentaires impayées, …. Ou même si la relation de travail est terminée : conflits après la fin du contrat (motif du licenciement qui passe mal, CCT n°109, application d’une clause de non concurrence, …), délivrance de documents sociaux (C4, fiches de paie), remise d’outils de travail (GSM,…)…

7. Chaque partie peut mettre fin à tout moment au processus de médiation si elle estime qu’une procédure en justice lui serait plus profitable.

8. Durée de maximum 6 mois !!! Souvent plus rapide qu’une procédure judiciaire car pas de délai pour la rédaction de conclusions, les audiences de plaidoiries, les voies de recours...

 

Modes alternatifs de règlement des conflits (MARC's) :  généralités et informations importantes !

Tout litige en contrat de travail (employé ou ouvrier) soumis au tribunal (mode traditionnel de résolution des conflits) est susceptible d’être réglé par la médiation ou la conciliation (modes alternatifs de résolution des conflits).

En effet, tout débat relatif à un différend entre un employeur et un employé devant le tribunal du travail doit en effet être précédé d’une tentative de conciliation de la part de ce tribunal (article 734 du Code judiciaire).

Depuis le 1/10/2005, le tribunal peut aussi désigner un médiateur extérieur, avec l’accord des parties (article 1734 du Code judiciaire – loi du 21/2/2005 sur la médiation – MB du 22/3/2005).

Par la conciliation ou la médiation judiciaire, vous pouvez , avec l’aide de votre avocat ou de votre délégué syndical, et en toute confidentialité, résoudre le litige rapidement et avec grand bénéfice pour chacune des parties.

Ces modes alternatifs de règlement des conflits favorisent en effet la reprise du dialogue et la recherche commune d’une solution satisfaisante pour les deux parties en litige.

La conciliation et la médiation sont strictement confidentielles. En y recourant, les parties comme le juge ou le médiateur s’engagent à garder confidentiels les communications faites et les documents échangés en cours et en vue de celle-ci, à ne jamais en faire état et à ne pas les utiliser comme preuve en justice.

Des informations intéressantes relatives à la conciliation et la médiation en droit social sont accessibles sur le site www.mcsociale.be .

Vous pouvez aussi contacter le Centre de médiation de Liège situé Place Saint-Lambert 16 à 4000 Liège:

Tél. 04 232 56 81    et site web médiation du barreau de Liege

Le site web http://www.agoramediation.be/  mérite aussi le détour.

 

Plus concrètement:

- Au sein de la division de Liège, un nouveau projet "médiation sociale" est mis en place depuis le 1/9/2018, en collaboration avec la Commission Médiation du Barreau de Liège, lors des audiences d'introduction..

- Le contentieux "travailleurs protégés" du tribunal du travail de Liège est appréhendé sous l'angle de la conciliation, bien encadrée par la loi du 19 mars 1991 ;  résultat après 4 ans et demi : 34 conciliations sur 68 dossiers introduits, soit un taux

Règlement collectif de dettes  :  généralités et informations importantes , vision du tribunal du travail de Liège !

Ce contentieux est considérable pour notre juridiction: environ 24.000 dossiers y sont gérés en permanence.

En matière de règlement collectif de dettes, la procédure est très particulière puisque l’introduction des litiges se fait par requête unilatérale et signée par le justiciable ou son avocat, déposée au greffe ou adressée par courrier recommandé.

Cette requête doit être motivée et complétée rigoureusement.

Le greffe du tribunal dispose de formulaires types de requête (confer rubrique "formulaires" de chacune des divisions).

Ainsi, les coordonnées complètes des créanciers, le montant détaillé des dettes, le budget mensuel, les revenus du requérant,… doivent être clairement indiqués et il est conseillé que les pièces probantes soient jointes à la requête.

Les frais de la médiation sont à charge de la partie requérante.   Les avocats des différents Barreaux spécialisés en la matière, et divers services de médiation de dettes actifs au niveau communal ou régional, peuvent donner conseil et agir adéquatement au mieux des intérêts des personnes surendettées.

Objectifs de la loi : aux termes de l’article 1675/3,alinéa 3 du Code judiciaire, le plan de règlement a pour objet de rétablir la situation financière du débiteur, en lui permettant notamment dans la mesure du possible de payer ses dettes et en lui garantissant simultanément ainsi qu'à sa famille, qu'ils pourront mener une vie conforme à la dignité humaine.

La procédure en règlement collectif de dettes n'est pas un long fleuve tranquille, et sa durée moyenne avoisine les 7 ans.

Elle se déroule en 4 phases: l'admissibilité, la phase amiable, la phase judiciaire, puis la clôture.

1. Admissibilité:

Conditions d’admissibilité : aux termes de l’article 1675/2, alinéa 1er, du Code judiciaire, toute personne physique, qui n’a pas la qualité de commerçant au sens de l’article 1er du Code de commerce, peut, si elle n’est pas en état, de manière durable, de payer ses dettes exigibles ou encore à échoir et dans la mesure où elle n’a pas manifestement organisé son insolvabilité, introduire devant le juge une requête visant à obtenir un règlement collectif de dettes.

Par un arrêt du 7 janvier 2013, la Cour de cassation a jugé très clairement que « L’organisation de son insolvabilité par le débiteur peut être déduite de toute circonstance de nature à révéler sa volonté de se rendre insolvable. L’introduction de la requête tendant à obtenir le règlement collectif de dettes peut contribuer à prouver cette volonté » (Cass. 7 janvier 2013, S.12.0016.F/1, www.juridat.be (link is external)).

Attention (amende civile) : même si l’accès effectif à la justice sociale est un principe de base du droit social belge, certains abus peuvent être sanctionnés.

Ainsi, la partie qui utilise la procédure à des fins manifestement dilatoires ou abusives peut être condamnée à une amende de 15 euros à 2.500 euros sans préjudice des dommages-intérêts qui seraient réclamés, et ce  en application de l’article 780 bis du Code judiciaire. Le recouvrement de l'amende est poursuivi par toutes voies de droit à la diligence de l'administration de l'Enregistrement et des Domaines.

2. Phase amiable:

Durant les 500 premiers jours de procédure (le tribunal estime ce délai approprié), le médiateur a pour mission d'élaborer un plan de règlement amiable permettant au médié de payer aux créanciers toutes ses dettes ou une partie significative de ses dettes, sur une durée de 7 ans maximum.

Beaucoup d'efforts seront exigés du médié durant toute la procédure, en termes de gestion stricte de son budget et en termes de comportement actif en vue d'augmenter ses revenus, à son propre avantage et au profit de ses créanciers.

Précisons que la Cour constitutionnelle, dans un arrêt n°162/2012 du 20 décembre 2012, a rappelé clairement certains principes fondamentaux:

« B.3. Il ressort des travaux préparatoires de l’article 1675/13 que le législateur a imposé de sévères conditions pour la remise de dettes en principal :

« Le principe est le règlement judiciaire sans remise de dettes au principal.

En outre, à la demande du débiteur, le juge peut décider des remises de dettes plus étendues que celles visées à l’article précédent en particulier sur le principal, mais moyennant le respect de conditions et modalités fort sévères, en particulier la réalisation de tous les biens saisissables, conformément aux règles relatives aux exécutions forcées.

Il va de soi que cette mesure ne sera décidée que si le juge l’estime indispensable, face à des situations de surendettement particulièrement délabrées, où le débiteur ne dispose pas de moyens suffisants pour rembourser ses créanciers » (Doc. parl., Chambre, 1996-1997, nos 1073/1-1074/1, p. 44) ». (le tribunal souligne)

Bref, le principe général de tout état démocratique est et reste que toute personne doit payer toutes ses dettes, tout en menant une vie conforme à la dignité humaine.

Le tribunal du travail de Liège insiste règulièrement sur la responsabilisation et les devoirs de la personne admise en RCD, tant durant la phase amiable que durant la phase judiciaire.

3. Phase judiciaire:

Si après 500 jours de procédure, le médiateur n'est pas parvenu à élaborer un plan de règlement amiable qui tient la route, il dépose un PV de carence auprès du juge.

Une audience publique est alors fixée, et le juge a la possibilité d'imposer un plan de règlement judiciaire dont la durée sera située entre 3 et 5 ans.

Le tribunal assortit parfois ses décisions de mesures d'accompagnement (jugement imposant un plan judiciaire, et parfois dès l'ordonnance d'admissibilité) avec pour objectif de responsabiliser le médié, par exemple:

- Formation Infor'Malin (ASBL Infor Famille active à Liège-Ville et dans la province);

- Groupe d'appui surendettement organisé par l'ASBL SRMDH (organisé bientôt à Huy, au Palais de Justice,et plus à Verlaine);

- Groupes d'appui surendettement organisés dans les communes de Andenne et Fernelmont;

- Groupes d'appui surendettement organisés dans les communes de Rochefort et de Onhaye;

- Cellule d'accompagnement social de Verviers;

- Groupe d'appui surendettement organisé par l'ASBL AAM (commune de Modave);

- Partenariat avec le Forem de Huy, avec le Forem de Liège...

Ces mesures d'accompagnement sont de plus en plus systématiques, surtout lorsque le médié a moins de 30 ans, et est sans emploi ni formation peofessionnelle qualifiante..

Elle se font dans un esprit et un cadre non stigmatisant et interactif.  C'est une perche tendue aux personnes surendettées, afin qu'elles disposent d'armes les aidant à sortir du cercle vicieux dans lequel elles se trouvent (recherche d'un travail ou d'une formation qualifiante, gestion d'un budget, connaissances juridiques et socio-économiques, éducation permanenente, ...).

Rappelons encore que dans certaines circonstances (ainsi, lorsque le requérant habite dans un lieu bien desservi par les transports en commun), le juge pourra estimer qu'il est tout à fait possible de vivre conformément à la dignité humaine sans disposer d'un véhicule (dont le coût d'utilisation déséquilibre souvent fortement un budget déjà serré).

4. Fin de la procédure:

A l'issue de la phase amiable (clôture suite à l'exécution complète du plan de règlement amiable) ou de la phase judiciaire (exécution complète du plan de règlement judiciaire, exceptionnelle remise totale de dettes, révocation, rejet de la procédure,... ), il sera mis fin à la procédure et un sort sera réservé au solde le plus souvent modique du compte de médtaion, à l'issue d'un long parcours au terme duquel le tribunal espère que le médié sortira avec plus de force et d'autonomie et  mieux intégré et émancipé socialement.

Vous trouverez des informations intéressantes au sujet de la médiation de dettes en général sur les sites web des 3 centres de référence provinciaux:

- province de Liège: le Gils

- province de Namur: Medenam

- province de Luxembourg: Gaslux 

Très intéressant aussi, le site web http://www.wikifin.be/fr , qui donne au citoyen une foule d’informations en matière financière, notamment quant à la gestion d'un budget.

Notes d'accords

Ordonnances

Chaque division possède son propre tableau d'audiences.

A Namur et à Huy, les audiences se tiennent le matin (à partir de 9 heures).

Dans les 6 autres divisions, les audiences se tiennent l'après-midi (à partir de 14 heures).

Ordres de services annuels (par année judiciaire):

Art. 316. Indépendamment de la liste de rang, il est dressé dans les cours et tribunaux une liste pour régler l'ordre de service. Cette liste est établie respectivement pour les cours par leur premier président et pour les tribunaux par leur président.
  L'ordre de service est renouvelé tous les ans, dans la huitaine qui précède les vacances. (Il peut être adapté si les besoins du service le justifient.) <L 2003-12-22/53, art. 14, 116; En vigueur : 10-01-2004>
  Pour la composition des chambres il est tenu compte des dispositions légales réglant l'emploi des langues en matière judiciaire.
  (Pour la composition des chambres, le premier président de la cour d'appel ou de la cour du travail, ainsi que les présidents des tribunaux tiennent en outre compte du rang des membres appelés à siéger.) <L 17-07-1984, art. 4>

Experts

Chaque division dispose de sa propre liste d'experts, dont la plupart sont experts médecins.

Ainsi, la division de Liège comporte +- 80 experts médecins, régulièrement désignés.

La division de Huy comporte +- 15 experts médecins, régulièrement désignés.

Une politique de répartition harmonieuse des missions d'expertise entre ces médecins est recherchée, et un contrôle de qualité de l'exercice effectif de ces missions est  une préoccupation constante des juges du tribunal du travail

Médiateurs de dettes

Chaque division dispose de sa propre liste de médiateurs de dettes.

Ainsi, la division de Liège comporte +- 115 médiateurs de dettes, dont une centaine sont avocats.

La division de Huy comporte +- 50 médiateurs de dettes, dont 38 sont avocats.

Globalement, le tribunal du travail de Liège travaille quotidiennement avec +- 285 médiateurs de dettes "avocats" et une cinquantaine de Services de Médiation de Dettes "hors barreau" (CPAS, ASBL agréées, etc...).

Une politique de répartition harmonieuse des mandats entre ces médiateurs de dettes a été mise en place, et un contrôle de qualité de l'exercice effectif de ces mandats est  une préoccupation constante des juges du tribunal du travail

Liens vers lois sociales d'application courante

Principales compétences matérielles du tribunal du travail (et lien vers la loi basique):

Banques de données de jurisprudence (accès gratuit):

Bâtiment

Le tribunal est installé dans 8 lieux de justice, fort éloignés les uns des autres, et dont certains sont assez vétustes ou en péril (Namur, Verviers, Dinant,...).

Dans certaines divisions (Liège, Namur,...), le greffe est subdivisé en deux sections bien distinctes: le greffe A (droit social classique) et le greffe B (règlement collectif de dettes).

Modes alternatifs de règlement des conflits

En droit du travail, la conciliation des parties est un préalable obligé pour le juge (article 734 du Code judiciaire).

Le tribunal du travail de Liège entend (r)éveiller ce processus de conciliation, en commençant par promouvoir un état d'esprit de conciliation.

De bons  résultats sont bien connus depuis 5 ans dans le cadre de la procédure préalable au licenciement pour motif grave des travailleurs protégés (loi su 19 mars 1991): +- 50 % de conciliations dans la septantaine de dossiers ouverts depuis septembre 2014.

Et succès plus marquant encore depuis septembre 2018:  + de 71 % de succès depuis lors.

Lien utile: https://www.cfm-fbc.be/fr

 

Nouveautés MARC's dans le code judiciaire :

- loi du 18 JUIN 2018 portant dispositions diverses en matière de droit civil et des dispositions en vue de promouvoir des formes alternatives de résolution des litiges (MB du 2/7/2018)

- info radio  sur ces nouveautés.

News: depuis septembre 2018, le tribunal du travail de Liège a lancé un grand projet "conciliation-médiation" dans le contentieux du contrat de travail, au niveau de la division de Liège.

Cette nouveauté  a été exposée lors d'une Conférence de Midi organisée le 14 juin 2018 , en collaboration avec le barreau de Liège. Cette conférence est destinée aux avocats spécialisés, ou pas; en droit du travail, et ouvert aux organisations représentatives de travailleurs et d'employeurs.

Les dossiers pour lesquels le président ou la présidente de division estiment de prime abord ( à la lectrure de la requête introductive d'instance) qu'un rapprochement des parties serait possible, sont sélectionnés afin que ces parties reçoivent au moins une information adéquate quant aux modes alternatifs de résolution des conflits : à chaque convocation pour l'audience d'introduction est jointe une information spécifique (voir ci-dessous), dans ce but.

Depuis septembre 2018, de nombreuses informations ont été données aux parties lors d'une dizaine d'audiences spécifiques organisées, et une dizaine de jugements ont désigné un médiateur: ces premiers pas sont encourageants.  

LA CONCILIATION  ?    

Une tentative de conciliation encadrée par le juge est un préalable obligé dans le contentieux du contrat de travail , en application de l’article 734 du Code judiciaire. Aucun coût, et hyper rapide.

LA MEDIATION  SOCIALE ? - EN 8 POINTS    

1. Processus volontaire et totalement confidentiel.

2. Solution construite par les parties : pas de frustration, exécution volontaire.

3. Permet de renouer le dialogue et les liens entre les parties.

4. Recherche des intérêts réels des parties, leurs besoins spécifiques et d’une solution équilibrée.

5. Coût quantifiable, raisonnable et maîtrisable et/ou parfois pris en charge par les compagnies d’assurance protection juridique des parties... et coût qui est en général réparti en 2 (ou 1/3 et  2/3; ou 1/4 et 3/4)....

6. Formule idéale quand le travailleur et l'employeur doivent continuer à « vivre ensemble » : harcèlement moral au travail, discrimination au travail, heures supplémentaires impayées, …. Ou même si la relation de travail est terminée : conflits après la fin du contrat (motif du licenciement qui passe mal, CCT n°109, application d’une clause de non concurrence, …), délivrance de documents sociaux (C4, fiches de paie), remise d’outils de travail (GSM,…)…

7. Chaque partie peut mettre fin à tout moment au processus de médiation si elle estime qu’une procédure en justice lui serait plus profitable.

8. Durée de maximum 6 mois !!! Souvent plus rapide qu’une procédure judiciaire car pas de délai pour la rédaction de conclusions, les audiences de plaidoiries, les voies de recours...

 

Modes alternatifs de règlement des conflits (MARC's) :  généralités et informations importantes !

Tout litige en contrat de travail (employé ou ouvrier) soumis au tribunal (mode traditionnel de résolution des conflits) est susceptible d’être réglé par la médiation ou la conciliation (modes alternatifs de résolution des conflits).

En effet, tout débat relatif à un différend entre un employeur et un employé devant le tribunal du travail doit en effet être précédé d’une tentative de conciliation de la part de ce tribunal (article 734 du Code judiciaire).

Depuis le 1/10/2005, le tribunal peut aussi désigner un médiateur extérieur, avec l’accord des parties (article 1734 du Code judiciaire – loi du 21/2/2005 sur la médiation – MB du 22/3/2005).

Par la conciliation ou la médiation judiciaire, vous pouvez , avec l’aide de votre avocat ou de votre délégué syndical, et en toute confidentialité, résoudre le litige rapidement et avec grand bénéfice pour chacune des parties.

Ces modes alternatifs de règlement des conflits favorisent en effet la reprise du dialogue et la recherche commune d’une solution satisfaisante pour les deux parties en litige.

La conciliation et la médiation sont strictement confidentielles. En y recourant, les parties comme le juge ou le médiateur s’engagent à garder confidentiels les communications faites et les documents échangés en cours et en vue de celle-ci, à ne jamais en faire état et à ne pas les utiliser comme preuve en justice.

Des informations intéressantes relatives à la conciliation et la médiation en droit social sont accessibles sur le site www.mcsociale.be .

Lien incontournable: https://www.cfm-fbc.be/fr.

Vous pouvez aussi contacter le Centre de médiation de Liège situé Place Saint-Lambert 16 à 4000 Liège:

Tél. 04 232 56 81    et site web médiation du barreau de Liege

Le site web http://www.agoramediation.be/  mérite aussi le détour.

Plus concrètement:

Au sein de la division de Liège, un nouveau projet "médiation sociale" dans le contentieux du contrat de travail est mis en place depuis le 1/9/2018, en collaboration avec la Commission Médiation du Barreau de Liège, lors des audiences d'introduction. Ce projet a été étendu à la division de Namur à partir d'octobre 2019.

Les dossiers sont sélectionnés préalablement (environ la moitié des nouveaux dossiers "contrat"), et les parties (et leurs conseils) sont convoquées à l'audience d'introduction, afin d'être informés de ce que sont ces modes alternatifs de règlement des conflits. Et le juge a la possibilité de désigner un médiateur social, lorsque cela s'avère utile.

En outre, le contentieux "travailleurs protégés" du tribunal du travail de Liège est appréhendé sous l'angle de la conciliation, bien encadrée par la loi du 19 mars 1991 ;  résultat après 4 ans  et demi (de septembre 2014 à fin 2018) : 34 conciliations sur 68 dossiers introduits, soit un taux de +- 50% de conciliations concrétisées.

Depuis septembre 2018 jusque septembre 2020, on note une forte augmentation des conciliations dans ce contentieux pilote: + de 70% !!!

Depuis septembre 2018, le tribunal développe un projet de "médiation" en contrat de travail, dans sa division de Liège, lors des audiences d'introduction, par le biais d'une information complète données aux parties, grâce au concours de trois juges suppléants qui sont spécialisés et agréés en médiation sociale.

Une vingtaine de jugements désignant un médiateur judiciaire ont été rendu au cours de l'année judiciaire 2018-2019 (article 1734 du Code judiciaire).

Le tribunal a étendu ce projet au sein  de la division de Namur dès octobre 2019, et au sein de la division de Verviers depuis mai 2022.

LA MEDIATION  SOCIALE ? - EN 8 POINTS    

1. Processus volontaire et totalement confidentiel.

2. Solution construite par les parties : pas de frustration, exécution volontaire.

3. Permet de renouer le dialogue et les liens entre les parties.

4. Recherche des intérêts réels des parties, leurs besoins spécifiques et d’une solution équilibrée.

5. Coût quantifiable, raisonnable et maîtrisable et/ou parfois pris en charge par les compagnies d’assurance protection juridique des parties... et coût qui est en général réparti en 2 (ou 1/3 et  2/3; ou 1/4 et 3/4)....

6. Formule idéale quand le travailleur et l'employeur doivent continuer à « vivre ensemble » : harcèlement moral au travail, discrimination au travail, heures supplémentaires impayées, …. Ou même si la relation de travail est terminée : conflits après la fin du contrat (motif du licenciement qui passe mal, CCT n°109, application d’une clause de non concurrence, …), délivrance de documents sociaux (C4, fiches de paie), remise d’outils de travail (GSM,…)…

7. Chaque partie peut mettre fin à tout moment au processus de médiation si elle estime qu’une procédure en justice lui serait plus profitable.

8. Durée de maximum 6 mois !!! Souvent plus rapide qu’une procédure judiciaire car pas de délai pour la rédaction de conclusions, les audiences de plaidoiries, les voies de recours...

 

Modes alternatifs de règlement des conflits (MARC's) :  généralités et informations importantes !

Tout litige en contrat de travail (employé ou ouvrier) soumis au tribunal (mode traditionnel de résolution des conflits) est susceptible d’être réglé par la médiation ou la conciliation (modes alternatifs de résolution des conflits).

En effet, tout débat relatif à un différend entre un employeur et un employé devant le tribunal du travail doit en effet être précédé d’une tentative de conciliation de la part de ce tribunal (article 734 du Code judiciaire).

Depuis le 1/10/2005, le tribunal peut aussi désigner un médiateur extérieur, avec l’accord des parties (article 1734 du Code judiciaire – loi du 21/2/2005 sur la médiation – MB du 22/3/2005).

Par la conciliation ou la médiation judiciaire, vous pouvez , avec l’aide de votre avocat ou de votre délégué syndical, et en toute confidentialité, résoudre le litige rapidement et avec grand bénéfice pour chacune des parties.

Ces modes alternatifs de règlement des conflits favorisent en effet la reprise du dialogue et la recherche commune d’une solution satisfaisante pour les deux parties en litige.

La conciliation et la médiation sont strictement confidentielles. En y recourant, les parties comme le juge ou le médiateur s’engagent à garder confidentiels les communications faites et les documents échangés en cours et en vue de celle-ci, à ne jamais en faire état et à ne pas les utiliser comme preuve en justice.

Des informations intéressantes relatives à la conciliation et la médiation en droit social sont accessibles sur le site www.mcsociale.be .

Vous pouvez aussi contacter le Centre de médiation de Liège situé Place Saint-Lambert 16 à 4000 Liège:

Tél. 04 232 56 81    et site web médiation du barreau de Liege

Le site web http://www.agoramediation.be/  mérite aussi le détour.

Plus concrètement:

Au sein de la division de Liège, un projet "conciliation-médiation sociale" dans le contentieux du contrat de travail est mis en place depuis le 1/9/2018, en collaboration avec la Commission Médiation du Barreau de Liège, lors des audiences d'introduction. Ce projet a été étendu à la division de Namur à partir d'octobre 2019.

Les dossiers sont sélectionnés préalablement (environ la moitié des nouveaux dossiers "contrat"), et les parties (et leurs conseils) sont convoquées à l'audience d'introduction, afin d'être informés de ce que sont ces modes alternatifs de règlement des conflits. Et le juge a la possibilité de désigner un médiateur judiciaire spécialisé dans les matières sociales, lorsque cela s'avère utile.

En outre, le contentieux "travailleurs protégés" du tribunal du travail de Liège est appréhendé sous l'angle de la conciliation, bien encadrée par la loi du 19 mars 1991 ;  résultat après 4 ans  et demi (de septembre 2014 à fin 2018) : +-50 conciliations sur +- 100 dossiers introduits, soit un taux d'environ 50% de conciliations concrétisées.

 

Cette troisième méthode de résolution alternative des conflits,  encore méconnue, est également possible.

On peut penser qu'elle est peu adaptée au droit du travail, terrain de prédilection des partenaires sociaux.

Mais l'avenir n'est pas écrit... et reste ouvert.

Plus d'infos sur https://barreaudeliege-huy.be/fr/actualites/le-droit-collaboratif-un-outil-adapte-aux-entreprises